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Histoire

Histoire de la commune

            

            Sur proposition du conseil municipal le 10 mars 1957 et par arrêté prefectoral du 30 septembre 1958, la commune de clussais s'est adjointe le nom de La Pommeraie, décision logique, La Pommeraie étant avec quelques commerces, la mairie, l'école, la poste, la plus grande agglomération de la commune.


Un peu d'histoire...


Noms Anciens : CLOCIACUM (945) , CLOCIACHUM (vers 1093),  CLOTIACUM (vers 1119), CLOTHAIUM (vers 1214), CLOTHAI (1216), CLOCHAIUM (1217), CLOCAYUM (vers 1300), CLOSSAYUM (vers 1318), CLUSSAY (vers 1618).


LA POMMERAYE, VILLA POMERIA IN VICARIA METULINS (vers 1020).


            Sur le territoire de la commune de Clussais La Pommeraie nous pouvons rencontrer divers sites prouvant l'existence du néolithique. Les principales découvertes se présentent sous forme de pierres polies, plusieurs haches polies de couleur verte ont été ramassées ça et là dans le marais.


            En 746, Rothard Abbé du monastère de Nouaillé (vienne) fi don à l'abbaye de son franc alleu (domaine relevant d'aucun seigneur féodal) de Clociacum comprenant habitation, bâtiments divers, terre, prés, bois et l'église du lieu placé sous le vocable de Notre Dame.

            Le 9 avril 834, les officiers de Pépin 1er roi d'aquitaine tinrent un Plaid (assemblée de justice) au cours duquel Gratien, Avoué de l'abbaye de Nouaillé, porta publiquement plainte contre Agnolus qui conjointement avec ses gens avait forcé et maltraité des hommes du village de CAVADOS aujourd'hui Chevais.

            A part l'église et quelques maisons du bourg, qui relevais de la seigneurie de Chevais, Clussais dépendais de la baronnerie de Melle, de la Sénéchaussée de Poitiers et de l'Election  de Saint-Maixent.

            La paroisse appartenait à l'archiprêtré de Saint-Maixent et la cure était à la nomination de l'abbé de Nouaillé.

            La paroisse de Clussais avait plusieurs seigneuries notamment : Chevais, La Voute (jadis paroisse de Mairé), La Coussière, La Brunette, Limort, La Garrenne Aubert et La Pommeraie.

            Clussais vers 1750 comptais trois familles noble, un bourgeois, un sergent royal, deux notaires, un greffier chargé de la perception des tailles (impôts), trois cabaretiers, trois meuniers, vingt trois laboureurs, vingt artisans, cent vingt journaliers, cinquante valets et servantes.

            Les luttes paysannes pendant la révolution, relève des résistances ponctuelles dans la vienne et les Deux-Sèvres, mais l'absence d'étude d'ensemble empêche de généraliser, d'étendre des exemple comme à Clussais, ou les habitants refusent de payer le Terrage (droits pour le seigneur) de prélever le blé ou des légumes sur les produits de la terre à partir de 1790.


De la paroisse à la commune


            C'est en 1789 (22 décembre) que l'assemblée constituante divise la France en département, ainsi vont naître les Deux-Sèvres.

            Extrait du registre de la commune : 12 décembre 1790 projet de rattachement intercommunal. Le 20 janvier 1791 le curé prête serment à la nouvelle constitution devant le conseil général de la commune, à la fin de son office devant la porte de l'église. En 1792 le 2 décembre nouveau serment du curé Dumont La Millerie jurant qu'il sera fidèle à la république. En 1793 le 20 Brumaire destruction des papiers de titre de féodalité.


Extrait du Préfet Dupin l'an XI (1803)


            Clussay, commune au nord-ouest et à 9 kilomètres de Sauzé-Vaussais, sa population est de 1117 individus, il y a un notaire, on y récolte froment, baillarge, seigle, avoine, maïs, chanvre, lin, pomme de terre, une prairie naturelle aquatique en hiver et aride l'été, produit du mauvais foin, on cultive un peu de prairie artificielle. Il existe quelques petis taillis, un moulin tourne 6 mois de l'année par le moyen des eaux venant de la pluie, il y a 3 moulins à vent, et 2 fours à chaux situés à Limort.


Les premières écoles


            Le 8 juin 1794, un sieur Motheau offrit à la municipalité de Clussais de venir y enseigner à lire, écrire, et l'arithmétique à la jeunesse. Le 7 août le conseil municipal considérant que la loi du 29 Fructidor autorisait chaque commune à demander un instituteur, que celle de Clussais était la plus conséquente puis qu'elle à 1130 individus, demanda à l'administration du district d'autoriser l'installation du dit Motheau à la place d'instituteur, finalement ce fut à La Pommeraie, un point plus central que fût installée une classe.

            D’autres écoles, un peu plus tard, s'ouvrirent un peu plus tard dans quelques hameaux.


Quelques Dates


            1912 création d'un bureau de poste.

            1913 projets de construction d'une mairie avec le prolongement de la maison de l'instituteur et de l'école, le projet atendra 1923 pour être réalisé.

            1921 inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants de Clussais (mort pour la France).

            2011 Fresque sur la façade de la salle des fêtes par Armand Langlois 


Bibliographie

-Sauzé et ses environs ( de la préhistoire à 1789 par Jean luc Audé)

-"De la paroisse à la commune"par Jean Luc Audé

-Le pays Mellois par Maurice Poignat

Histoire de l'Eglise de Clussais


Dés Le 10° siècle


            L'église Notre-Dame de Clussais, récemment dégagée de constructions environnantes, s'élève sur une butte rocheuse dominant des terres humides. Dépendance de l'abbaye Saint-Junien de Nouaillé, elle existe déjà au milieu du 10° siècle. On ne sait rien de cet édifice primitif. En 1084 est attestée une présence monastique. L'emplacement du prieuré n'a pas été localisé avec certitude mais il était probablement implanté au nord de l'église.


Une histoire mal connue

            Plus sérieusement qu'une construction par la légendaire fée Mélusine, on peut évoquer les 12° et 13° siècles pour dater l'édifice actuel. Les textes manquent pour préciser les étapes de la construction. Même les travaux de l'abbée Treuille, à la fin du 17° siècle sont mal connus, tout au plus peut-on affirmer qu'il fit aménager la porte sud, vers le presbytaire.

            Après la Révolution, l'église est dans un état lamentable. Quelques travaux de consolidation du clocher en 1841. Une campagne suivra le classement obtenu en 1907 et l'entretien sera plus régulier par la suite. Ainsi, la couverture de "platins" (pierres de couverture très utilisées dans la région : Vançais, Sainte-Soline ...) sera refaite, les pierres étant posées directement sur la voûte et sur bain de mortier.


Etrangeté des proportions

            Le clocher-porche, dont l'étage abrite deux cloches, domine de sa masse imposante la longue nef corseté par des contreforts très massifs. La façade comprend deux niveaux. La porte est accompagnée de deux arcades aveugles marquées par un cordon sculpté. Son archivolte brisée retombe sur des colonnettes que leurs chapiteaux imitent à dater vers l'an 1200. Au-dessus, s'ouvre une petite baie entre deux arcades en plein cintre. La travée sous clocher est couverte par une coupole aux nervures prolongées par de courtes colonettes sur culots. Du 13° siècle, elle rappelle l'abbaye de Nouaillé.

            Reposant sur une ancienne meule et sur une base de colonne d'apparence romane, la belle cuve des fonts baptismaux, en pierre meulière locale, contraste avec le calcaire de la construction.

            L'octogone (huit côtés) est une forme souvent utilisée dans les baptistères : le 8 est en effet le chiffre du renouveau. La Création a demandé six jours, suivis du sabbat; le Christ, le lendemain d'un jour de sabbat, la transfigure par sa résurrection.

            On accède à la nef proprement dite par un degré de 4 marches. Ses trois travées sont rythmées par des arcs doubleaux retombant sur de courts pilastres achevés en pointe. La voûte en berceau brisé est reçue par un discret quart-de-rond. Cette grande sobriété rappelle l'architecture grandmontaine.

            L'ordre de Grandmont, fondé dans le Limousin par Etienne de Muret, au 12° siècle, possédait tout près de Clussais le prieuré de Fontadam, ou Font-Adam. De cet établissement détruit au 14° siècle ne restent que des bassins recueillant une eau aux vertus réputées thérapeutiques. L'assemblée des fidèles est accompagnée vers le choeur par un peuple de saints. Ces platres moulés modernes témoignent des dévotions d'une époque. On remarquera plus particulièrement Junien le saint patron de Nouaillé, et Radegonde, très vénérée en Poitou.

            Junien et Radegonde, qui entretenaient des relations d'amitiés, seraient morts le même jour, 13 août 587. Selon la légende, les messagers partis annoncer leurs décès se seraient croisés...à Fontadam.

            L'inégalité des travées, légèrement plus courtes et plus étroites comme l'on progresse vers le choeur, accentue l'impression de longueur que donne la nef. Les vitraux, des grisailles d'ornement, proviennent des ateliers Dagrant, de Bordeaux, et datent de 1910.

            Le sanctuaire comprend une travée droite et une abside en hémicycle. Ses baies avec leur entourage torique retombant sur des colonettes de même diamètre par l'intermédiaire d'un étroit chapiteau, constituent une autre référence à l'architecture romane limousine.

            Alors que l'église, pour sa plus grande partie, paraît dater de la seconde moitié du 12° siècle, le cul-de-four de l'abside a été remplacé, probablement au début du 13° siècle, par une voûte dont les nervures sont reçues par des culots. Les grandes colonnes engagées sont coiffées de chapiteaux. On remarquera surtout celui dont le tailloir s'orne de nids d'abeilles et la corbeille d'amusantes chèvres entre des feuillages.

            L'autel neo-roman est dominé par une grande Vierge à l'Enfant, elle aussi moderne, offerte par une famille qui, en 1905, put la protéger de la confiscation.


            Avoir encore...Un enfeu médiéval dont la pierre tombale a malheureusement été remplacée. Des traces de peinture murales dans la nef et le choeur(litre funéraire).


Le chevet

            Il ne faut pas quitter Clussais sans admirer le chevet, partagé en trois zones par des contreforts-colonnes. Les modillons de la corniche y alignent des petits sujets pleins de verve (animaux, personnage tenant des cardes...). Sur les parements du grand appareil sont repérables des marques lapidaires, v et +, ainsi que les trous de différents aspects laissés par les échafaudages des bâtisseurs.

            La croix antéfixe est moderne. Elle témoigne du désir de la communauté de marquer visiblement son église du signe du salut offert par Dieu.

            L'ampleur de sa nef (vaisseau) permet à Notre-Dame de Clussais, pourtant excentrée, d'abriter aujourd'hui les grands rassemblements du secteur pastoral.